Cours de Terminologie leçon par leçon

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résumé

Qu'est ce qu'un terme?
Comment les relever?

voir cours Debora Haguet : le terme

Lisez le cours de terminologie PAVEL1.3

 

mots clés
terme, syntagme, unité terminologique simple ou complexe, concept, réseau de concepts, thésaurus

 

Outils

TerminologyExtractor, Word, Multiterm, Access, Wall et le concordancier (lien avec http://wall.jussieu.fr/~nkubler/desshome.htm) AntConc, Texstat

Prérequis : avoir appris à se servir des outils ci-dessus : voir les démos TerminologyExtractor.htm , la démo AntConc et le cours ACCESS: cours5

Vous avez listé toutes les unités lexicales qui composent votre texte de traduction. Comme vous avez déjà lu un certain nombre de documents concernant le même sujet, vous avez certainement repéré des unités dont vous vous dites intuitivement qu'elles appartiennent au même domaine de connaissances que votre texte.

Qu'est-ce qu'un TERME?

 

Pourquoi dit-on "unité terminologique" ou "terme" et pas tout simplement "mot"?

Mot , (du latin populaire mottum, altération du bas latin muttum, "grognement"!!!).

Tout le monde comprend intuitivement ce qu'est un mot, mais il est assez difficile d'en donner une définition précise. On parle d'"unité lexicale", la plus petite unité de sens, on parle d'unité de première articulation (mais ce sont plutôt des morphèmes et non des mots), c'est à dire d'unité composée de phonèmes , de séquence de caractères isolée entre deux délimiteurs (espaces?, apostrophe?, tiret?...).

j'ai deux mots
aujourd'hui un mot seulement , et pourtant il y a une apostrophe
pèse-personne un mot? deux?
est-il un mot? deux?
pomme de terre un mot? trois?
au fur et à mesure quatre ? (au fait, qu'est ce qu'un "fur"???)

 

Il y des mots lexicaux , des mots grammaticaux (car, que),

des mots simples (chat, caméléon) , des mots composés (levier de vitesse, chemin de fer), des mots dont on se demande si ce sont des composés ou non (carte orange),

des mots de la langue courante ( casserole, manger) et des mots qui appartiennent à un vocabulaire spécialisé ( électrophorèse capillaire, carte mère)

des mots qui semblent appartenir à la langue courante mais qui ont un sens particulier dans un domaine spécialisé :vieillissement accéléré (domaine de la conservation du papier).

"L'unité terminologique ou terme est l'appellation d'une notion propre au domaine étudié." (Manuel Pratique de Terminologie, R.Dubuc, Linguatech, 2002).

Le terminologue va faire un relevé des termes d'un domaine, c'est à dire constituer une nomenclature terminologique d'une langue de spécialité.
Les termes peuvent être des mots uniques (simples, comme "puce" en informatique, ou bien dérivés comme "brunissement" dans la conservation du papier).
Ils seront très souvent des unités complexes, des mots composés avec ou sans trait d'union. Ces assemblages d'unités sans indication typographique du lien qui les unit s'appellent des syntagmes (double page, quatrième de couverture, pied de page).

voir analyser le syntagme voir plus bas dans la page

Comment savoir si une suite de mots simples est une unité terminologique ou simplement une association libre d'un nom suivi d'un adjectif par exemple, ou d'un nom suivi d'une préposition et d'un autre nom? Et si on a bien identifié un terme, comment savoir s'il convient de le relever pour le dictionnaire terminologique particulier dont vous vous occupez? Fait-il bien partie du domaine ?

Dans son introduction à sa recherche sur "la terminologie de la SOT , la technique sacro-occipitale, en chiropratique"

Marie Laure Beetschen dit:

" Dans ce domaine, les termes utilisés, pour désigner les tests, par exemple, ne sont pas forcément propres à la technique SOT puisque des chiropraticiens n’utilisant pas cette technique peuvent pourtant pratiquer certains de ces tests. Cependant, en SOT, ces termes acquièrent leur spécificité par l’interprétation donnée au résultat. Prenons l’exemple du test kinésiologique. Il n’est pas spécifique à la technique SOT et pourtant, en l’utilisant à un moment précis (avant le blocking) et en donnant une interprétation particulière au résultat du test (classification du patient dans une des 3 catégories), le chiropraticien fait de ce test un test spécifique à la technique SOT. C’est donc le contexte dans lequel est employé ce terme et l’ensemble auquel il appartient qui fait de lui une unité terminologique du domaine défini.
Cette remarque montre l’importance de définir le contexte qui permet de donner aux termes leur spécificité. Ainsi, pour la technique SOT, il s’agit de définir les principes sur lesquels elle repose : ceux de la crâniopathie (MRP et MRCS) qui met en évidence la pompe crânio-sacrée. il faut aussi définir le système des catégories, mis en place par le Dr DeJarnette, qui permet de classifier les patients selon trois grandes catégories. Même si les limites entre les catégories ne sont jamais infranchissables (un patient peut appartenir à plusieurs catégories à la fois), c’est ce système des catégories, avec des lésions particulières définies pour chaque catégorie, qui permet au chiropraticien d’établir cette procédure d’analyse et de correction en utilisant des tests spécifiques.

Mais élargissons encore l’angle de vue. Ces principes sur lesquels repose la technique sacro-occipitale, comme le Mécanisme de Respiration Primaire (MRP) et le Mécanisme de Respiration Crânio-Sacrée (MRCS) relèvent finalement du domaine de l’anatomie, alors pourquoi les inclure dans un domaine spécifique à la chiropratique ? Ici encore, c’est leur contexte qui fait de ces termes des unités terminologiques. Il faut les replacer dans le contexte de la technique sacro-occipitale, qui elle-même appartient à la chiropratique"

Lisez le cours de terminologie générale n°5 que vous trouverez sur le site de terminologie puis revenez sur cette page pour voir comment appliquer ceci à votre corpus personnel. Lisez aussi la page le terme et la notion sur le site .

 

 

On retiendra un terme parce qu'il apparaît dans un corpus repéré comme appartenant au domaine de spécialité ( Corpus-Based Terminology ) (voir Jennifer Pearson , Terms in context, Amsterdam 1998, Benjamins). Il y a plusieurs possibilités :

Que dit Pierre Lerat? Pierre Lerat. Les langues specialisées , Paris, PUF 1995  (Linguistique nouvelle)
"Terme et vocabulaire de soutien

En fin de compte, les critères de reconnaissance du terme, linguistiquement, sont les suivants, quelle que soit sa nature morphologique (mot radical, abréviation, dérive, composé ou locution):
I) il appartient à une série morphologique de mots de sens spécialisé au sein de la langue considérée;
2) il a une syntagmatique restreinte (cooccurrences et commutations dans les limites d'un domaine spécialisé);
3) il a des relations de dépendance par rapport à des unités présentant les caractéristiques 1 et 2.
Si l'on reprend des exemples abordés ci-dessus, les trois critères s'appliquent à masse en physique (cf. masse moléculaire), accuser réception (cf. accusé de réception, réception au sens commercial, destinataire, etc.) ainsi qu'à décadent (cf. decadence au sens de l'histoire littéraire). Ils valent aussi pour un adverbe comme solidairement dans le domaine juridique (cf. solidairement responsable, caution solidaire, solidarité du codébiteur, etc.)."

On va s'intéresser à ce qu'il désigne (l'objet désigné : c'est l'approche notionnelle) mais aussi à ce qu'il est en tant que signe, fonctionnant dans un système linguistique particulier à une société, une culture, une vision du monde.

En relevant ces termes , on va constituer la nomenclature du dictionnaire.

Words, terms and standardised terms

Juan C. Sager says "The lexicon of a special subject language reflects the organisational characteristics of the discipline by tending to provide as many lexical units as there are concepts conventionally established in the subspace and by restricting the reference of each such lexical units to a well-defined region. Beside containing a large number of items which are endowed with the property of special reference the lexicon of a special language also contains items of general refrence which do not generally seem specific to any discipline or disciplines and whose referential properties are uniformly vague or generalised. The items which are characterised by special reference within a discipline are the "terms" of that discipline, and collectively, they form its "terminology"; those who function in general reference over a variety of sublanguages are simply called "words", and their totality the "vocabulary"."A Practical Course in Terminology Processing", John Benjamins Publishing Company , Amsterdam, Philadelphia, 1990.

 

voir aussi :http://www.limsi.fr/Individu/jacquemi/COMPUTERM/proposal-CUP.html

cherchez aussi vos termes sur Kartoo :http://www.kartoo.com/ vous y trouverez des termes associés et des sites intéressants

fig1

Analyse du champ termino et choix des termes (cohérence de la nomenclature)

Analyse linguistique sur corpus

(Corpus linguistics : notez que vous avez un cours de linguistique de corpus et que les exercices que vous ferez pour ce cours seront réutilisés pour votre mémoire de terminologie et traduction)

Il s'agit ici de repérer dans un ensemble de textes (ou d'énoncés oraux) l'ensemble des unités linguistiques, mots et syntagmes, utilisés comme termes et d'inférer de l'analyse sémantique du discours la valeur de ces termes.

La procédure la meilleure est le dépouillement terminologique plurilingue et comparé.

Le dépouillement d'un corpus applique des critères de sélection. En terminologie, deux grands problèmes se posent : la définition du terme et le choix des unités à retenir.

 Définition de l'unité ou découpage.

TERME : Définition de la norme ISO 1087 (1990)

Terme : désignation au moyen d’une unité linguistique d’une notion définie dans une langue de spécialité -Un terme peut être constitué de une ou plusieurs unités :

La lexicologie étudie les mots de la langue, qu’ils soient simples ou complexes, elle analyse leur sens et leur signification, leur comportement dans le discours.

La terminologie ne s’intéresse qu’aux termes, mots simples ou complexes appartenant à une langue  spécialisée, elle analyse les réseaux de notions auxquelles ils renvoient mais elle étudie aussi leur signification et leur comportement.

En lexicologie, ne sont considérés comme unités de langue que les syntagmes imprévisibles, dont la valeur globale ne correspond pas à la combinaison normale des valeurs de ses éléments(on dit aussi “ non calculable ”) : ainsi paralysie générale, ou PG, ou paralysie générale progressive, en français, ne désigne pas une variété de paralysie qui frappe tout l'organisme, mais une méningo-encéphalite diffuse d'origine syphilitique. De tels éléments, tout comme les “ locutions” qui forment la phraséologie d'une langue, tout comme les idiotismes, font partie du code: il faut les apprendre pour pouvoir s'en servir.  

voir tests de figements

En terminologie, un terme (simple ou complexe c'est à dire un syntagme) = un concept

De nombreux syntagmes employés dans une terminologie sont constitués selon des lois sémantiques et les valeurs normales de leurs éléments et ne seront pas repérés par les tests de figement. Donc de nombreux syntagmes complexes non figés peuvent correspondre à un concept bien identifié.

presse hydraulique : une presse qui fonctionne grâce à un liquide, en général de l'eau

rivetage radial et riveteuse radiale : sens prévisibles et constructibles.

Ce qui compte, c'est que l'unité corresponde dans l'usage des spécialistes à une forme  acceptée et comprise , et surtout à une définition qui la fasse correspondre à un concept dans un domaine.

exemples

extraits de Normaterm (voir Daniel Gouadec: La Terminologie , 1990, AFNOR )

enrouleur à bandes sans fin, enrouleur à rouleau d'entraînement montant, enrouleur à roule (1) montant commandé

Chacun de ces longs syntagmes est définissable et correspond à une classe d'objets (des enrouleurs, terme simple lui-même défini comme “dispositif destiné à présenter la matière en roules“. Chacun peut être analysé en éléments, dont certains doivent être considérés comme des termes (bande sans fin, rouleau d'entraînement montant, roule montant commandé).
Ces derniers sont eux-mêmes analysables, mais ne doivent l'être que si des oppositions pertinentes existent (par exemple si l'on rencontre rouleau d'entraînement seul ou avec un autre adjectif que montant).

(roule = · mandrin avec matière enroulée au large. On remarquera le risque de circularité définitoire: enrouleur -> roule -> enrouler)

Choix des unités.

La définition du  niveau du discours (strictement scientifique ou technique, de vulgarisation, pédagogique, journalistique, etc.) est essentielle.

Un corpus cohérent et important permet le plus souvent un repérage des unités dans une pluralité de contextes et laisse apparaître des phénomènes de fréquence: mais il faut alors que le corpus soit homogène. 

Attention à l'aspect chronologique,  les concepts peuvent évoluer encore plus vite que les termes,

Attention aussi aux types de discours: un ouvrage de vulgarisation, un article de quotidien apportera forcément des perturbations notionnelles et souvent des perturbations quant aux termes. (pensez à remplir le champ statut)

Choisir des verbes? :lisez ce que dit Florence Anfray (2005) :LES CHOCS MECANIQUES : LES REGLES D’EXECUTION NORMALISEE ET L’ELABORATION DES SPECIFICATIONS (PERSONNALISATION DES ESSAIS)

"Parfois, des verbes relativement simples à traduire ont aussi posé problème : « […] devise specialized tests based on experimental data […] ». Le verbe « devise » signifie bien sûr «élaborer» ou «effectuer». Ce verbe étant répété plusieurs fois dans la norme, j’ai pensé qu’il serait intéressant de l’introduire dans mon dictionnaire, comme verbe spécifique aux chocs mécaniques. Mais peut-on vraiment dire «élaborer des essais spécifiques » dans le domaine des chocs mécaniques ? Finalement, après avoir demandé l’avis d’un de mes experts, j’ai conclu que «devise tests» se traduisait systématiquement par «concevoir des essais». "

Choisir des "mots" de la langue courante ?

"Un autre terme, pourtant courant en anglais, mais qui m’a également amenée à hésiter entre plusieurs traductions possibles est «requirements documents ». J’ai pensé au début qu’il était inutile de l’inclure dans mon dictionnaire, puisque je pensais traduire ce terme par « cahier des charges ». Mon expert m’a indiqué qu’il s’agissait en fait d’une exigence du cahier des charges, et mon deuxième expert m’a expliqué qu’il valait mieux opter pour une traduction plus précise, puisque uniquement propre au domaine des vibrations et des chocs mécaniques. En effet, pour ce domaine on a plus l’habitude de parler de spécifications (d’ailleurs cet expert consacre tout un chapitre à l’ «élaboration des spécifications» . Avec l’accord de mes experts, nous avons décidé de traduire «requirements documents » par une locution : «documents décrivant les spécifications», tout en sachant que les spécifications sont des instructions détaillées qui précisent comment un travail spécifique doit être effectué dans le cadre d’un projet particulier." (F.Anfray)

 

Conseils pratiques

Comment choisir les termes ?

Le choix des termes se fait en dépouillant le corpus, après avoir choisi le domaine à étudier.

Attention, la démarche que vous faites n'est pas linéaire

Vous choisissez un domaine que vous connaissez mal ou pas du tout : il est difficile voire impossible de préciser exactement l'étendue de ce domaine.

En lisant les corpus rassemblés, vous allez parvenir à une compréhension plus fine du sujet. C'est la raison pour laquelle il est bon de commencer par des corpus de vulgarisation et de ne pas se jeter sur la collecte des termes.

Quand on commence à mieux comprendre le sujet, en général on tend à redéfinir le domaine choisi. On peut alors commencer à faire des relevés de termes qui ne sont pour l'instant que "candidats" à l'élection . Plus vous avancez dans vos lectures et vos contacts avec l'expert, plus votre vision du domaine s'affine et votre choix de termes se modifie.

NE RELEVEZ JAMAIS DE TERMES A PRIORI SANS LES AVOIR RENCONTRES DANS UN CONTEXTE.

Si vous relevez un  terme n'oubliez pas de noter la source et l'endroit  ou vous l'aveZ trouve dans le texte . Sinon vous allez perdre des heures à feuilleter fébrilement vos contextes  en grommelant "m'enfin, je l'ai bien vu quelque part!".

Critère de sélection : 

la fréquence
C'est un bon critère, par exemple pour le choix entre des termes synonymes, mais cela ne suffit pas : un terme peut apparaître une seule fois et être fondamental dans le domaine.

l'appartenance à un domaine

Attention, un terme peut sembler "transparent", clair même pour un non spécialiste, et avoir un sens ET un comportement syntaxique différent de ce que l'on aurait hors du domaine,

ou bien encore le terme peut sembler clair mais , lorsqu'on se met à rédiger la définition et à interroger les experts (surtout s'ils sont plusieurs) , on se rend compte :

que la définition est difficile à rédiger,
que les experts ne sont pas d'accord,
que le  sens a évolué en quelques années...,

(ou bien  on voit que le sens est clair, que le terme existe déjà dans des dictionnaires généralistes et que la traduction ne pose pas problème : dans ce cas, il vaut mieux ne pas le garder, quitte à le mettre dans l'arborescence sans faire de fiche. En effet pourquoi définir "cellule " ou "vitamine" ou "ampoule électrique" si on n'a rien d'intéressant à ajouter aux définitions des dictionnaires usuels.).

Les domaines se recoupent et les notions auxquelles les mêmes termes font référence peuvent varier de domaine à domaine:

eau : définition différente en Physique et en Chimie

FeCl3 : un concept en Electronique (utilisé pour circuits imprimés), autre concept dans l'industrie textile.

Quand il y a plusieurs termes pour désigner le même concept, lequel choisir :

nous dirons, dans le cas présent et pour simplifier les choses, que le critère de fréquence sera déterminant.

Le plus fréquent est élu terme vedette,
les autres sont rangés en variantes ou synonymes (nous dirons "concurrents").

On comprend aisément que des dictionnaires destinés à homogénéiser un vocabulaire maison pour obtenir une rigueur terminologique dans un logiciel ou un manuel, pour respecter des normes terminologiques , ne prendront pas les mêmes décisions.  Mais pour  le projet sur lequel nous travaillons, nous faisons une description de l'état de la langue dans un corpus technique authentique afin que des traducteurs trouvent là un outil qui leur permette de faire une traduction fiable, lisible et authentique .

Si on change les objectifs du projet, on change les règles.

On trouve un exemple intéressant dans le dictionnaire de C.Frérot "Antioxydants: vitamines, caroténoïdes et polyphénols"

Elle signale "la profusion d'appellations pour le terme "espèces réactives de l'oxygène" ( le plus fréquemment rencontré): on trouve aussi 
"espèces actives de l'oxygène" 
"dérivés actifs de l'oxygène" 
"formes réactives de l'oxygène" 
"formes activées de l'oxygène" 
"formes  d'oxygène hautement réactives".

Elle dit "l'expert valide les autres termes sans enthousiasme en préférant "espèces activées de l'oxygène" moins fréquent. CF décide néanmoins (et à juste titre ) de prendre le terme le plus fréquent comme vedette.

 

Motivation des termes

voir le cours n°5 de Debora Haguet
voir là encore l'exemple remarquable de protocole de C.Frérot 

Syntagme :

Comment l'analyser?

Le terme est parfois un terme simple

ex : aquifère

La plupart du temps c'est une unité terminologique complexe, composéed'un substantif et d'éléments déterminant le substantif:

il importe de repérer la tête du syntagme
aquifère à nappe captive
aquifère à nappe libre
aquifère captif
aquifère fissuré
aquifère karstique
aquifère libre
aquifère perché
aquifère poreux

Dans cet ensemble de termes complexes, nous avons "aquifère" , substantif, comme tête de syntagme suivi d'éléments déterminant le substantif "aquifère":

substantif+ adjectif

ou substantif+ préposition + (substantif + adjectif).

La catégorie grammaticale du terme est celle de la tête de syntagme. Si vous avez faire à un sigle, la catégorie grammaticale du sigle sera très probablement celle de la tête de syntagme (en français , le premier terme, en anglais, le dernier). Quand on utilise en fraçais des sigles importés de l'anglais, le seul moyen de reconnaître la catégorie , le genre , le nombre, est de rechercher dans le corpus les articles qui le précèdent, l'accord avec les adjectifs qui le qualifient, la reprise anaphorique par un pronom.

::::::::::::équilibre ::::::radiatif terrestre
::::::::::::::::::::tête de syntagme

Atmospheric General Circulation Model:::::::: (AGCM)
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::tête de syntagme

 

 

Résumé

Nous sommes en train de constituer la nomenclature du domaine

LA NOMENCLATURE : l'ensemble des termes

 

 

EXERCICE

Prenez votre texte de traduction et votre corpus déjà constitué et passez le dans Terminology Extractor ou dans AntConc ou encore Textstat.

 

.. Lancer la démo TerminologyExtractor pour savoir comment se servir de cet outil.

Essayez aussi AntConc et Texstat : ces outils se révèleront plus ou moins adaptés selon votre corpus. Dans certains cas, le dépouillement à la main est encore ce qu'il y a de mieux pour votre texte de traduction ; les outils sont indispensables quand on veut interroger les corpus et faire des fichiers de concordance.

Extrayez les termes par ordre de fréquence et faites en une liste que vous copierez dans Word

Extrayez les termes par ordre alphabétique faites en une liste que vous copierez dans Word

Appelez ce fichier MonNom_cours1ex1.txt (format txt, notez bien!)

 

Dans l'extraction automatique que vous avez réalisée avec TE, il y a beaucoup de nettoyage à faire.

Si vous avez bien utilisé les antidictionnaires de TE, vous devriez être débarrassés des articles, prépositions, adverbes à faible charge sémantique.

Mais il reste des mots qui ne sont pas des termes du domaine, des mots de la langue générale:

1- comment pourrait-il en être autrement, TE ne sait pas sur quel domaine vous travaillez;

2- tant mieux, vous allez pouvoir vérifier que ces mots apparemment généraux n'ont pas ici un sens ou un comportement particulier , propre au domaine que vous avez choisi.

 

D'autre part, TE a pris des libertés qu'il faudrait un peu contrôler : il a fait des lemmatisations parfois contestables mais c'est une bonne liste de base.

 

Regardons cette liste de près.

Les exemples donnés ici viennent d'un autre corpus (manuel d'horticulture) : adaptez les remarques à votre corpus.

Nous voyons bien que , sans nous reporter au contexte, il nous est impossible de prendre des décisions : garder ou non l'adjectif "mobile" qui a une allure bien ordinaire. Mais ne serait-il pas utilisé ici, dans ce contexte, avec une distribution bien contrainte?? ... et que faire de "immobilized"? Ces mots (termes?) sont bien transparents, mais si vous traduisiez vers l'anglais, choisiriez vous ceux-là précisément ou d'autres adjectifs/participes passés synonymes dans la langue courante?

Regardez les termes extraits avec TerminologyExtractor.(domaine de la contamination des sols

et ceux extraits d'un manuel de jardinage sur la culture des pommiers : regardez ce que TE a fait du terme "reine des reinettes" : quand on lemmatise, on lemmatise! Vous voyez qu'il faut nettoyer.

aciduler 3
Akane 3
alternance 3
annee 6
apporter 4
arbre 27
...

frais 4
fructification 4
fruit 4
fruit assez gros 4
fruit jaune 3
...
riche 3
roi 8
roi des reinette 8
????
....
bizarre! allons voir de plus près les occurrences :

([1] ' Granny Smith ' , ' Idared ' et ' <<< Reine >>> des Reinettes ' sont ses pollinisateurs .
[2] ' <<< Reine >>> des Reinettes ' donne un fruit moyen , jaune strié de rouge
[3] ' Melrose ' , ' Querina Florino ' , ' <<< Reine >>> des Reinettes ' sont ses pollinisateurs .
[4] ' Granny Smith ' , ' Melrose ' ou ' <<< Reine >>> des Reinettes ' comme pollinisateurs .
[5] ' Granny Smith ' , ' Idared ' ou ' <<< Reine >>> des Reinettes ' pour le polliniser .
[6] ' Granny Smith ' , ' Idared ' , ' <<< Reine >>> des Reinettes ' , ' Reinette Clochard ' sont ses pollinisateurs
[7] ' Golden Delicious ' , ' <<< Reine >>> des Reinettes ' le pollinisent . )

C'est ce qu'on appelle une lemmatisation abusive!!.

Pendant que nous y sommes, vous remarquerez en passant que ce fichier de concordances nous donne un environnement typique des noms de race de pommiers : le verbe "polliniser" et le dérivé "pollinisateur". Nous en reparlerons quand nous relèverons les collocations du terme.

 

A FAIRE POUR LE COURS SUIVANT (atelier d'application)

vous enverrez ce travail 11 jours après le cours (pour que je puisse voir les fichiers avant le cours suivant

1_ téléchargez la base
2_ téléchargez le vade mecum
3_ effectuez les manipulations de la base
4_ lisez le cours termino 1 et 2 : qu’est-ce qu’un terme
5_ lisez les démos AntConc (et TerminologyExtractor si vous voulez)
6_ collectez du corpus et transformez les documents en fichiers .txt
7_ entrez le titre des textes de votre corpus dans le formulaire f_source de votre base
8_ prenez votre texte de mémoire de traduction transformez le en tableau à raison d’une phrase par cellule et ajoutez une deuxième colonne
traduisez la première page de votre texte (environ 1800 signes)
9_ cherchez des termes dans votre texte de traduction et les rechercher dans le corpus.

Dressez une liste des termes qui vous paraissent intéressants après cette traduction.

Remettre ce travail sous le nom de "exercice cours1.zip" envoyé à la date de ce cours + 11 jours.

ex: cours du 20 octobre : remettre le 1er novembre

cours du 27 octobre : remettre le 8 novembre

dans le dossier zippé envoyé par mail, on trouvera

un fichier appelé trad_essai_votrenom.doc :

les fichiers de corpus déjà recueillis

la liste des termes relevés